La liste officielle des métiers en tension 2026 couvre les secteurs prioritaires, la répartition régionale et les procédures de régularisation, pour vous aider à cibler les professions les plus recherchées et à préparer vos démarches de recrutement ou de titre de séjour. Vous pouvez aussi consulter nos ressources sur les métiers en tension 2025 afin de comparer les évolutions d’une année à l’autre.
L’arrêté du 21 mai 2025, publié au Journal officiel, sert de référence réglementaire aux employeurs comme aux travailleurs. Il recense les métiers et zones géographiques confrontés à des difficultés de recrutement durables, à partir des données de France Travail et de la DARES. Cette liste des métiers en tension en France couvre environ 80 métiers en tension dans plusieurs régions métropolitaines.

La liste officielle des métiers en tension 2026, établie par le ministère chargé du travail, vise les professions pour lesquelles les offres d’emploi restent durablement supérieures au nombre de candidats disponibles. L’inscription repose sur des indicateurs objectivés, dont des difficultés de recrutement documentées (57,4 % des embauches étaient jugées difficiles en 2024), ainsi qu’un recours significatif aux travailleurs étrangers non européens dans les secteurs concernés.
La mesure reste expérimentale jusqu’au 31 décembre 2026, avec une révision annoncée chaque printemps. Un métier en tension peut être reconnu dans une région et absent dans une autre.
Les métiers en tension en France ne se répartissent pas de façon homogène. L’Île-de-France compte 41 métiers en tension, le Grand Est 47, la région PACA 39, l’Auvergne-Rhône-Alpes 37 et la Bretagne 23. La liste des métiers en tension met en avant des besoins présents dans presque toutes les régions, comme l’ aide à domicile, les cuisiniers, les maçons ou les serveurs, et d’autres plus localisés, comme certains profils informatiques en PACA. En pratique, un métier en tension 2026 dépend directement des zones géographiques où l’entreprise souhaite recruter.
| Région | Nombre de métiers en tension | Exemples de métiers prioritaires |
| Grand Est | 47 | Ouvriers qualifiés BTP, soudeurs, conducteurs poids lourd |
| Île-de-France | 41 | Aides à domicile, techniciens en électricité, agents logistiques |
| PACA | 39 | Cuisiniers, ingénieurs informatiques, maçons |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 37 | Couvreurs, aides-soignants, techniciens en mécanique |
| Bretagne | 23 | Viticulteurs, ouvriers qualifiés agroalimentaires, serveurs |
Les secteurs d’activité en tension concentrent l’essentiel des besoins. En 2026, les métiers en pénurie en 2026 se situent surtout dans le bâtiment, les travaux publics, la santé, l’ hôtellerie-restauration, l’agriculture, la logistique et l’industrie. Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter notre analyse dédiée à la pénurie de main-d’œuvre : métiers en tension.
Pour les étrangers hors UE, la liste des métiers en tension constitue un appui concret dans le cadre de l’admission exceptionnelle au séjour. Quatre conditions principales s’appliquent : exercer un emploi figurant sur la liste officielle dans sa région, justifier de 12 mois d’activité salariée sur les 24 derniers mois, résider en France sans interruption depuis 3 ans, puis déposer le dossier avant le 31 décembre 2026. Les missions d’intérim et les CDD sont pris en compte, ce qui facilite l’accès au dispositif pour de nombreux travailleurs étrangers.
L’arrêté du 21 mai 2025 supprime aussi le test de l’emploi pour les métiers prioritaires en France inscrits sur la liste. Les employeurs peuvent ainsi recruter des étrangers non communautaires sans publication préalable sur France Travail, notamment dans le bâtiment, l’industrie, l’agriculture ou la santé. La délivrance d’un titre de séjour portant la mention salarié intervient en théorie sous 90 jours, même si les délais varient selon les préfectures. Le texte officiel est accessible ici : métiers en tension sur Légifrance.
Pour 2026, le dispositif d’admission exceptionnelle au séjour (AES) repose sur la liste 2025, fixée par l’arrêté du 21 mai 2025. Cette liste des métiers en tension répond à plusieurs besoins concrets de recrutement, notamment dans le bâtiment, les services à la personne, l’agriculture et le transport.
Parmi les professions concernées, on retrouve les ouvriers qualifiés du bâtiment, comme les maçons, couvreurs ou charpentiers, les conducteurs de poids lourd, les aides-soignants, les aides à domicile, les cuisiniers et certaines activités agricoles. Pour les travailleurs étrangers, l’accès au dispositif reste strictement encadré : il faut justifier de 12 mois d’activité salariée sur les 24 derniers mois, de 3 ans de résidence ininterrompue, puis déposer le dossier avant le 31 décembre 2026.
La décision du préfet demeure discrétionnaire : la régularisation n’est donc jamais automatique, y compris pour des étrangers exerçant dans des métiers en tension en France.
La première liste des métiers en tension a été instaurée par l’arrêté du 1er avril 2021, sur le fondement de l’article L. 414-13 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Elle a ensuite été révisée en mars 2024, avec un élargissement à certains métiers agricoles et aux services à la personne.
Depuis, ce cadre a évolué. L’arrêté du 21 mai 2025 a abrogé la version antérieure et établi une nouvelle référence, applicable selon les métiers et zones. Cette cartographie recense environ 80 métiers en tension, en s’appuyant sur les codes FAP-2009 et leur correspondance avec le répertoire ROME-V3.
La logique est territoriale : l’arrêté distingue les métiers selon les régions métropolitaines, ce qui permet d’ajuster plus finement les besoins de France Travail, des employeurs et des autorités chargées de recruter.
Selon France Stratégie, les volumes les plus élevés de postes à pourvoir d’ici 2030 concernent les agents d’entretien (328 000), les aides à domicile (224 000), les conducteurs de véhicules (200 000), les ouvriers de manutention (157 000) et les cadres commerciaux (144 000). La dynamique reste également forte pour les ouvriers qualifiés du bâtiment et des travaux publics, ainsi que pour les infirmiers, les aides-soignants et les techniciens en mécanique.
Pour répondre à ces besoins, une formation courte, souvent comprise entre 3 et 8 mois, peut accélérer l’accès à l’emploi. Ces parcours sont généralement financés par France Travail, les Régions ou les OPCO.