Cet article propose un panorama structuré des principaux secteurs d’activité en Roumanie, de leur poids dans l’économie, de leurs dynamiques de croissance et des opportunités qu’ils offrent aux décideurs français souhaitant recruter, sous-traiter ou investir dans ce marché en pleine expansion.
Depuis son intégration à l’Union européenne en 2007, la Roumanie a profondément transformé sa structure économique. Deux cycles de forte croissance ont marqué cette évolution : 6,2 % par an en moyenne entre 2000 et 2008, puis 4,1 % entre 2012 et 2019.

La question de la Roumanie, pays pauvre ou riche, appelle une réponse nuancée. Il s’agit d’une économie émergente en convergence rapide : son PIB est passé de 40,6 milliards d’euros en 2000 à 223 milliards d’euros fin 2020, ce qui confirme un rattrapage structurel important. Bucarest affiche un PIB par habitant en standards de pouvoir d’achat équivalant à 160 % de la moyenne de l’UE-27, tandis que certaines zones rurales restent nettement moins développées.
Les disparités territoriales demeurent significatives, mais la tendance nationale est orientée vers la convergence. La croissance de la Roumanie repose sur un investissement soutenu, une industrie manufacturière compétitive et une intégration croissante aux chaînes de valeur européennes.
| Indicateur | Valeur |
| PIB fin 2020 | 223 milliards € |
| PIB/habitant SPA (Bucarest) | 160 % moyenne UE-27 |
| PIB/habitant SPA national (2018) | 70 % moyenne UE-27 |
| Croissance annuelle moyenne 2000-2008 | +6,2 % |
| Croissance annuelle moyenne 2012-2019 | +4,1 % |
| Commerce extérieur / PIB | 83 % |
Même ralentie à 2,5 % en 2023, elle conserve des fondamentaux favorables. La Commission européenne prévoit une reprise à 2,5 % dès 2027, portée par les fonds européens ainsi que par la relance de l’investissement public et privé.
Le PIB par habitant en Roumanie est passé de 44 % de la moyenne de l’UE-27 en 2007 à 70 % en 2018. Le commerce extérieur représente 83 % du PIB, avec l’Union européenne comme partenaire principal.
Pour un décideur français, cette intégration apporte un cadre réglementaire harmonisé et des partenaires rompus aux normes industrielles occidentales. Pour approfondir l’analyse de l’économie roumaine, de ses secteurs clés et de son intégration européenne, cette ressource offre un point de référence complémentaire.
Le secteur industriel constitue un pilier de l’économie roumaine. Avec la construction, l’industrie génère près de 30 % de la valeur ajoutée brute nationale. Ce poids économique repose sur plusieurs filières, automobile, textile, métallurgie et agroalimentaire, qui créent des opportunités de sous-traitance et de recrutement pour les entreprises françaises.

La filière automobile figure parmi les locomotives de l’industrie roumaine. Évaluée à environ 27 milliards d’euros en 2021, elle représente près de 12 % du PIB national et environ 30 % des exportations totales du pays. Forte de plus de 80 ans d’expertise industrielle et de la présence d’un acteur majeur employant près de 18 000 salariés, elle illustre la maturité de la production roumaine. Le salaire moyen en Roumanie en euros, estimé entre 1 860 et 1 900 euros bruts mensuels en 2026, demeure sensiblement inférieur aux standards d’Europe occidentale.
La construction reste un secteur en tension, soutenu par les besoins d’infrastructures et les programmes de rénovation urbaine. Le salaire minimum en Roumanie appliqué dans ce secteur est spécifique : il s’établit à 4 582 lei bruts mensuels, soit environ 930 euros, dépassant le minimum national en vigueur, ce qui reflète les tensions de recrutement sur ce marché et la valeur accordée aux profils techniques. Plus récent, le secteur aéronautique se développe autour du cluster de Brașov, où un constructeur d’hélicoptères est implanté.
Le textile roumain demeure une filière structurante. En 2020, il comptait plus de 9 500 entreprises manufacturières actives, pour un chiffre d’affaires de 3,68 milliards d’euros. La tradition industrielle et la disponibilité d’une main-d’œuvre technique en font un vivier pertinent pour les donneurs d’ordre français à la recherche de profils opérationnels qualifiés.
La Roumanie dispose d’un vivier de profils techniques adapté aux besoins des entreprises industrielles françaises. Avant toute mise à disposition, nous évaluons leurs compétences pratiques, couvrant ainsi les principaux postes opérationnels, du bâtiment à la logistique en passant par la production et la soudure. Pour découvrir les secteurs d’activité recrutés en Roumanie, notre agence accompagne les entreprises dans toutes les filières, du BTP à l’agroalimentaire.
La sélection combine entretiens vidéo approfondis, tests pratiques et vérification des références professionnelles. Les CV sont traduits et accompagnés de fiches de compétences détaillées. Après réception du formulaire, un conseiller dédié recontacte le décideur sous 24 heures afin de lancer la sélection.
Entre la signature du contrat et l’arrivée de l’intérimaire sur site, il faut compter en moyenne deux à trois semaines, transport, hébergement et formalités compris. Les économies réalisées par rapport à une embauche classique en France varient de 15 à 25 % selon les postes. Cet avantage financier n’entraîne aucune réduction des droits du salarié détaché ni de son salaire net.
Au-delà de l’industrie traditionnelle, la Roumanie s’est imposée comme une destination de premier plan pour les services numériques et les technologies de l’information. Cette activité à forte valeur ajoutée diversifie l’économie roumaine, attire l’investissement étranger et favorise la formation de talents techniques compétitifs à l’échelle européenne.

En 2021, le secteur des logiciels et des services TIC représentait près de 6,2 % du PIB roumain, soit environ 13,6 milliards d’euros. La Roumanie dispose de la troisième plus grande base de spécialistes des technologies de l’information en Europe centrale et orientale, avec une croissance sectorielle estimée à 1,2 fois le rythme régional.
Pour les entreprises françaises qui externalisent leurs développements, le niveau des rémunérations reste un facteur d’attractivité. Un salaire de 1 000 euros en Roumanie reste proche du salaire net moyen national, même si la convergence salariale s’accélère.
Dans les télécommunications, un groupe français domine le marché de la téléphonie mobile avec plus de 10,9 millions de clients. Pour approfondir l’analyse des salaires et des secteurs d’activité en Roumanie à l’horizon 2026, les données disponibles couvrent notamment les disparités sectorielles et régionales.
Le salaire minimum en Roumanie pour 2026 a été fixé par la décision gouvernementale n° 146 à 4 050 lei bruts depuis janvier, soit environ 810 euros, puis relevé à 4 325 lei bruts à compter du 1er juillet, soit environ 850 euros. Le salaire brut moyen est estimé entre 1 860 et 1 900 euros mensuels. Le salaire net moyen atteint environ 1 114 euros, un repère utile pour les employeurs français.
Le secteur bancaire et les services informatiques proposent les rémunérations les plus élevées, jusqu’à environ 2 739 euros nets mensuels pour les profils IT. Ces derniers bénéficient en outre d’une exonération totale d’impôt sur le revenu, ce qui porte leur ratio net/brut à 85-90 %. Sur douze ans, la croissance du PIB roumain a multiplié par quatre le salaire brut moyen, passé d’environ 453 euros à près de 1 860 euros.
L’économie roumaine ne se limite ni à son industrie ni au numérique. L’agriculture et le secteur énergétique forment deux piliers complémentaires, avec des débouchés concrets pour les investisseurs et les entreprises souhaitant diversifier leurs activités ou sécuriser leurs approvisionnements. Ils offrent aussi des opportunités de recrutement adaptées aux besoins saisonniers et opérationnels des entreprises françaises.
La richesse de la main-d’œuvre en Roumanie se manifeste particulièrement dans le secteur agricole. Des profils saisonniers et techniques peuvent être mobilisés rapidement par une agence spécialisée, afin d’aider les exploitants et les industriels français à absorber leurs pics d’activité. Plus de 60 % des 23,8 millions d’hectares du territoire roumain sont consacrés à des activités agricoles, même si la taille moyenne des exploitations reste limitée à environ 2 hectares de terres arables.
Les produits agroalimentaires représentaient 13 % des exportations totales de la Roumanie en 2022, tandis que l’agriculture contribuait à environ 4,3 à 4,5 % du PIB.
Le bouquet énergétique roumain se distingue par sa diversité et son autonomie relative. En 2021, 71 % de l’électricité consommée provenait de sources renouvelables : 37 % d’hydroélectricité, 28 % d’éolien et 6 % de solaire. Cette répartition limite la dépendance aux importations et réduit l’exposition aux variations des prix des matières premières fossiles.
La dépendance énergétique reste contenue grâce aux réserves locales de matières premières. Par ailleurs, un nouveau projet gazier offshore pourrait faire de la Roumanie un exportateur net de gaz à moyen terme. Ce potentiel énergétique représente une opportunité différenciante pour les investisseurs industriels qui cherchent à sécuriser leur approvisionnement à des coûts compétitifs, dans un cadre européen stable.
Dans ce secteur, un grand groupe français est devenu le premier distributeur et fournisseur de gaz du pays.
La logistique, le transport et l’hôtellerie-restauration complètent le panorama sectoriel roumain. Les caristes titulaires du CACES, préparateurs de commandes, chauffeurs, manutentionnaires, cuisiniers, femmes de chambre et personnels saisonniers sont disponibles en moins d’une semaine pour les activités agricoles et hôtelières. Le niveau de français des candidats est vérifié avant leur départ, ce qui facilite la prise de poste dès les premiers jours. Pour découvrir les secteurs d’activité couverts par l’intérim roumain, notre agence présente les profils disponibles, les délais de mise à disposition et les principales obligations liées au détachement.
Le cadre légal repose sur les directives européennes 96/71/CE et 2014/67/UE. Le travailleur détaché bénéficie du SMIC et des minima conventionnels français, tandis que ses cotisations sociales restent versées en Roumanie : entre 30 et 31,5 %, contre 42 à 45 % en France. Le formulaire A1 atteste l’affiliation sociale roumaine et évite toute double cotisation. La déclaration SIPSI doit être effectuée avant chaque mission ; son absence peut entraîner une sanction allant jusqu’à 2 000 euros par salarié. L’agence prend en charge l’ensemble des formalités, notamment la désignation d’un représentant en France et la conservation des documents en français.
La Roumanie bénéficie de ressources diversifiées : ses terres agricoles fertiles couvrent plus de 60 % du territoire, tandis que ses réserves énergétiques comprennent les hydrocarbures, l’hydroélectricité, l’éolien et le solaire. Son industrie repose également sur plusieurs filières solides, notamment l’automobile, le textile, la métallurgie et l’agroalimentaire. Le secteur des TIC représente près de 6,2 % du PIB ; l’agriculture contribue pour environ 4,3 à 4,5 % du PIB et 13 % des exportations totales. Cet ensemble fait de la Roumanie un partenaire économique complet pour les entreprises françaises.
En France, les entreprises recherchent surtout des maçons, couvreurs, charpentiers, plaquistes, soudeurs et électriciens pour le BTP. La logistique et l’industrie recrutent également des caristes titulaires du CACES, des préparateurs de commandes et des opérateurs de production. Le secteur agricole ainsi que l’hôtellerie-restauration font appel à des saisonniers, des cuisiniers et des femmes de chambre. Les premiers CV qualifiés sont transmis sous 48 heures, et les candidats peuvent rejoindre le site en moins de deux à trois semaines, formalités comprises.
Depuis janvier 2026, le salaire minimum brut s’élève à 4 050 lei, soit environ 810 euros. Il passera ensuite à 4 325 lei, environ 850 euros bruts, à partir du 1er juillet 2026. Après les prélèvements sociaux, CAS à 25 % et CASS à 10 %, ainsi que l’impôt sur le revenu à 10 %, le ratio net/brut se situe entre 55 et 65 % pour la majorité des salariés. Dans la construction, le minimum spécifique atteint 4 582 lei bruts, soit environ 930 euros, afin de répondre aux tensions de recrutement.
La France est le troisième investisseur étranger en Roumanie. Plus de 4 150 entreprises à capitaux français y sont actives et emploient plus de 125 000 personnes, pour un chiffre d’affaires cumulé de 18 milliards d’euros. Les filières les plus porteuses sont l’automobile, le numérique, l’énergie renouvelable, la logistique et l’agroalimentaire. Grâce à un cadre européen réglementé, à des coûts salariaux compétitifs et à une main-d’œuvre technique qualifiée, le pays représente une opportunité économique concrète et sécurisée pour les décideurs français.
Pour recruter des travailleurs roumains détachés, il est recommandé de s’appuyer sur une agence spécialisée. Celle-ci prend en charge la sélection, les entretiens vidéo, les tests pratiques, la traduction des CV, la déclaration SIPSI, le formulaire A1, le transport et l’hébergement. Les cotisations sociales restent versées en Roumanie, entre 30 et 31,5 %, ce qui permet de réaliser 15 à 25 % d’économies par rapport à une embauche classique en France. Le salarié perçoit le SMIC et les minima conventionnels français, tandis que ses droits sociaux sont intégralement préservés. La mise à disposition intervient en moyenne sous deux à trois semaines.