Pour embaucher des intérimaires roumains en France en toute sérénité, il vous faut le bon montage, le motif de recours adapté et un dossier de détachement complet. Ce guide vous présente le rôle de l’agence, les métiers concernés, la rémunération et le coût à prévoir, les démarches SIPSI et A1, puis les obligations qui incombent à votre entreprise, de quoi décider rapidement et en toute conformité.
Le recrutement d’intérimaires roumains peut prendre plusieurs formes juridiques, et chacune entraîne des obligations différentes. Identifier l’employeur réel, contrôler l’agence puis organiser l’arrivée : ces trois étapes vous apportent sécurité juridique, visibilité et la flexibilité attendue du travail temporaire.

La nationalité du candidat ou son lieu de recrutement ne déterminent pas le montage. L’embauche directe, le recours à une ETT (entreprise de travail temporaire) française et le détachement par une ETT roumaine restent des situations distinctes : un candidat recruté en Roumanie par une ETT française n’est pas détaché pour autant. Dans l’intérim détaché, l’ETT roumaine reste l’employeur et conserve le contrat de travail pendant la mission temporaire.
Votre entreprise, en tant qu’utilisatrice, dirige alors le travail sur place, conformément à l’article L.1262-2 du Code du travail et à l’instruction de la Direction générale du travail du 27 mars 2024. Depuis le 1er janvier 2014, les travailleurs roumains peuvent exercer en France sans autorisation de travail liée à leur nationalité. Pour un salarié ressortissant d’un pays tiers, en revanche, le droit au séjour et au travail se vérifie individuellement (un titre de séjour roumain ne suffit pas).
L’appellation d’agence d’intérim franco-roumaine ne correspond à aucun statut juridique particulier. Demandez qui signe le contrat de travail, qui rémunère les salariés et qui verse les cotisations : vous saurez ainsi qui les détache réellement. Selon l’article L.1262-3 du Code du travail, l’agence d’intérim roumaine doit aussi exercer une activité réelle dans son État d’établissement, au-delà d’une simple présence administrative.
Deux contrats structurent ensuite la mission. Le contrat de mission lie l’ETT au salarié et précise le poste, la rémunération, la durée et le motif de recours ; il lui est transmis dans les deux jours ouvrables suivant sa mise à disposition. Le contrat de mise à disposition lie l’ETT à votre entreprise et décrit la mission ainsi que ses risques professionnels.
Une ETT étrangère intervenant en France justifie enfin d’une garantie financière couvrant l’intégralité des salaires, indemnités et accessoires dus pour les missions françaises. Une garantie obtenue dans un autre État de l’UE peut être admise si elle offre une protection équivalente, selon le ministère du Travail.
Fort de plus de dix ans de recrutement international, Work-interim analyse avec vous le poste, les compétences, les contraintes du terrain et l’autonomie attendue. Nous sélectionnons les candidats par entretiens et tests adaptés au poste, traitons votre demande sous 24 heures et transmettons les premiers CV sous 48 heures. Vous choisissez ensuite le profil et organisez son intégration dans votre activité.
Notre agence de recrutement en Roumanie prend ensuite en charge le transport, l’hébergement éventuel, l’accueil et le suivi de mission de votre personnel roumain. Une mise à disposition peut intervenir en moins de cinq jours ouvrés après validation du profil, et les candidats sont disponibles en moins de deux semaines, selon la mission.
Le recrutement de travailleurs roumains s’appuie d’abord sur un besoin temporaire clairement identifié, puis sur des postes précis. Du BTP à l’hôtellerie, vous disposez de travailleurs qualifiés dans de nombreux métiers, à condition de vérifier le motif et les qualifications attendues.

L’intérim répond à une mission précise et temporaire : remplacement d’un salarié absent, accroissement temporaire d’activité, attente de l’arrivée d’un salarié recruté en CDI ou emploi saisonnier. Il ne peut pas pourvoir durablement un emploi permanent de votre entreprise. Le recours est interdit pour remplacer un salarié en grève, pour certains travaux particulièrement dangereux (sauf dérogation prévue par les textes) ou pour remplacer un médecin du travail.
Aucune liste de « métiers roumains autorisés » n’existe. Pour chaque mission, vérifiez le poste, le motif de recours, les qualifications et, pour une profession réglementée, les conditions d’exercice en France.
Ces trois secteurs font partie des besoins en personnel qualifié que nous couvrons. Pour chacun, les compétences et habilitations du candidat doivent correspondre exactement au poste confié.
Work-interim propose un intérim roumain pour les chantiers, du gros œuvre à la conduite d’engins. En logistique, notre recrutement intérimaire en logistique couvre les postes d’entrepôt.
L’agriculture et l’agroalimentaire mobilisent des renforts pour les récoltes, les vendanges ou la production. Lorsque des saisonniers agricoles sont logés collectivement, certaines pièces de sommeil sont limitées à six travailleurs, selon le ministère du Travail.
En hôtellerie-restauration, les besoins portent sur la réception, l’entretien des chambres, le service et la cuisine. Notre recrutement intérimaire en hôtellerie inclut également des profils d’encadrement hôtelier.
Dans le transport, contrôlez le permis, l’expérience et les règles de temps de conduite pour chaque mission. Pour les professions de santé réglementées, la reconnaissance éventuelle d’une qualification européenne n’écarte pas les démarches auprès de l’autorité compétente, selon le ministère de la Santé.
Le détachement de travailleurs roumains repose sur un cadre légal précis : déclaration préalable, représentant en France, document A1 et suivi de la durée. Work-interim gère ces formalités pour vous, mais en connaître les étapes vous aide à garder la maîtrise de votre dossier.

Sauf exception prévue par les textes, l’ETT roumaine transmet la déclaration SIPSI avant la prestation à l’inspection du travail du lieu de mission. Elle y renseigne l’agence, la garantie financière, les salariés, l’entreprise utilisatrice, les dates, les lieux et les rémunérations. L’employeur désigne aussi un représentant en France, chargé de la liaison avec les agents de contrôle et de l’accès aux documents pendant la prestation.
Avant le début du détachement, vérifiez ces deux formalités et demandez à l’ETT l’accusé de réception SIPSI. Si l’employeur omet la déclaration, c’est à vous de déclarer la prestation dans les 48 heures suivant son début.
L’ETT demande le formulaire A1 à l’institution compétente en Roumanie ; les sources roumaines indiquent un traitement moyen inférieur à 30 jours, sans délai légal garanti. Ce document atteste la législation de sécurité sociale applicable : le maintien de l’affiliation roumaine peut durer jusqu’à 24 mois, selon le CLEISS, sans cotisations françaises supplémentaires pour les mêmes risques.
Si l’A1 est refusé ou si le détachement social ne s’applique pas, il faut déterminer le régime compétent et les cotisations correspondantes. Ce refus ne remet pas en cause le droit de travailler, et l’A1 ne dispense jamais des règles françaises du travail.
Au-delà de 12 mois de détachement, des droits supplémentaires des salariés détachés s’appliquent en droit français. Ce seuil reste distinct de la durée de la mission d’intérim, fixée selon son motif et les règles du travail temporaire.
Une déclaration motivée déposée dans SIPSI avant l’expiration des 12 mois peut différer cette application de six mois au maximum, soit jusqu’à 18 mois, selon les règles du détachement de plus de douze mois. Les périodes de salariés se remplaçant sur un même poste peuvent se cumuler, et une déclaration effectuée ne rend pas à elle seule la mission régulière.
Le coût de l’intérim roumain dépend des règles de rémunération françaises, des indemnités et des frais de mission. En les distinguant clairement, vous comparez les propositions sur une base fiable et vous budgétez votre renfort sans surprise.

Le travailleur détaché roumain bénéficie des règles françaises de rémunération pendant la mission. Trois repères encadrent son salaire :
Les règles françaises de durée du travail, de repos et de congés s’appliquent aussi pendant la mission. La durée normale roumaine, huit heures par jour et 40 heures par semaine, ne s’y substitue pas.
Dans l’intérim classique, l’indemnité de fin de mission représente en principe 10 % de la rémunération totale brute lorsque ses conditions sont réunies ; l’article L.1262-2 du Code du travail en écarte certaines dispositions pour un intérimaire détaché en CDI dans son pays. Depuis le 24 avril 2024, l’indemnité de congés payés atteint au moins un dixième de cette rémunération, selon le Code du travail. Les frais de transport, repas et hébergement s’analysent à part : Work-interim prend en charge déplacements et hébergement sans retenue sur le salaire net.
Le coût varie avec le métier, la qualification, la durée, les horaires, les majorations et les primes. Le régime de sécurité sociale effectivement applicable influe aussi sur les cotisations : aucun taux global unique de charges françaises ne convient à toutes les missions.
Selon nos estimations internes, le coût global peut être inférieur de 15 à 25 % à celui d’une embauche locale classique, selon le poste et la durée. Cet écart reste indicatif et ne remplace pas un chiffrage précis de votre mission.
| Poste de coût | Ce qu’il recouvre |
| Salaire | SMIC (12,31 € brut/heure) ou minimum conventionnel, majorations et primes |
| Cotisations | Selon le régime de sécurité sociale applicable, attesté ou non par un A1 |
| Indemnités | Fin de mission (10 % en principe) et congés payés (au moins un dixième) |
| Gestion de l’intérim | Recrutement, contrats et formalités de détachement |
| Frais de mission | Transport, logement, repas et équipements |
Confier le recrutement à une agence ne transfère pas toutes vos obligations. Accueil, dossier de contrôle et vigilance sur les sanctions contribuent à la conformité légale de vos missions avec des travailleurs détachés.
En tant qu’entreprise utilisatrice, vous préparez l’accueil sur site, transmettez les consignes propres au poste et veillez à la santé et à la sécurité des intérimaires. Trois obligations complètent ce rôle :
Pour un intérimaire détaché par une ETT étrangère, le Code du travail attribue cette déclaration d’accident au donneur d’ordre ou maître d’ouvrage, dans les conditions qu’il prévoit.
Avant l’arrivée des salariés, réunissez les pièces qui prouvent la régularité de la mission. Les documents exigés doivent être disponibles en français.
Sur les chantiers concernés, l’ETT étrangère demande la carte BTP de ses intérimaires détachés. Depuis le 1er avril 2024, cette carte est valable cinq ans et désactivée hors des périodes de mission.
Pour certains manquements aux obligations de détachement, l’amende administrative peut atteindre 4 000 € par salarié, puis 8 000 € en cas de réitération dans les deux ans. Le total reste plafonné à 500 000 € : ces montants sont des plafonds, non des sanctions automatiques.
Un défaut de déclaration peut aussi entraîner une suspension de la prestation allant jusqu’à un mois, selon le ministère du Travail. Le ministère précise qu’une ETT dépourvue de la garantie financière exigée encourt une amende de 3 750 €.
L’employeur et, le cas échéant, son donneur d’ordre disposent de sept jours pour communiquer les mesures correctives. Faute de régularisation, la responsabilité financière solidaire du donneur d’ordre peut être engagée, dans les conditions prévues par le Code du travail.
Oui : depuis le 1er janvier 2014, un citoyen roumain travaille en France sans autorisation de travail liée à sa nationalité, et circule librement dans l’Union européenne sans visa. Pour un salarié ressortissant d’un pays tiers employé par une société roumaine, le droit au séjour et au travail se vérifie individuellement.
Oui, et il dépend de la durée du contrat précédent. Il équivaut à un tiers de cette durée pour un contrat d’au moins 14 jours, et à la moitié pour un contrat de moins de 14 jours.
Les intérimaires que nous retenons connaissent les règles essentielles de sécurité et possèdent souvent des bases en français. Dans le BTP, au moins une personne par équipe détachée parle français, et les CV présentés sont rédigés en français.
Work-interim facture uniquement les heures réellement travaillées. La facturation est détaillée, sans frais fixes.
Lorsque l’hébergement est organisé, les documents relatifs à ses conditions font partie des éléments à vérifier. Sur les chantiers, nous prévoyons un hébergement temporaire à l’arrivée et un appui pour les formalités bancaires, puis des solutions de logement stables pour les missions longues.