Intérimaires Santé, c’est la complémentaire santé collective de la branche du travail temporaire. Elle complète les remboursements de l’Assurance maladie pour les intérimaires que nous recrutons et mettons à disposition en France. Son fonctionnement repose sur des points concrets : la règle des 414 heures, les contrats qui ouvrent la couverture, le montant des cotisations en 2026, les soins remboursés et le maintien des droits après une mission.
Pour les salariés intérimaires, l’affiliation repose sur l’ancienneté acquise en mission, avec deux exceptions liées au type de contrat. Le seuil est précis, et il vaut la peine de bien le connaître. C’est lui qui fixe la date à laquelle votre couverture obligatoire démarre.

L’affiliation devient obligatoire au-delà de 414 heures de travail effectif sur les 12 derniers mois consécutifs. Un équivalent de 10 % lié aux congés payés porte l’ancienneté conventionnelle à 455 heures (il ne remplace pas le seuil de travail effectif), comme le prévoit l’accord de branche du travail temporaire. Chaque heure travaillée compte, même si les missions sont fractionnées ou accomplies pour plusieurs agences du régime.
Selon cet accord, certaines heures payées mais non travaillées entrent aussi dans le calcul : jours fériés chômés, congés pour événements familiaux, et sous conditions maladie, accident, formation ou représentation du personnel. Si une mission est interrompue avant son terme, les heures qui restaient peuvent être retenues sous conditions. Vos relevés de mission et vos bulletins de salaire permettent de contrôler les heures cumulées et de demander une correction à l’agence.
Dans les établissements de santé, une mission d’intérim peut concerner aussi bien des infirmiers que des médecins spécialistes, des profils que Work-interim propose à travers son service de recrutement en intérim santé. L’agence vous recrute puis vous met à disposition de l’établissement. Votre complémentaire dépend donc du travail temporaire, pas de la mutuelle de l’établissement utilisateur.
Les règles d’inscription et les contrats proposés dans ce secteur figurent dans notre guide de l’agence d’intérim médicale, à consulter pour bien préparer votre prochaine mission.
Vous pouvez demander une adhésion anticipée, c’est-à-dire une adhésion individuelle facultative, dès votre première mission. Dans ce cas, la cotisation est à votre charge, sauf si vous pouvez bénéficier d’une aide accordée sous conditions.
Une fois le seuil franchi, une dispense reste possible si vous avez un motif reconnu : être couvert par un autre régime collectif obligatoire (par exemple comme ayant droit d’un conjoint) ou bénéficier de la Complémentaire santé solidaire. Une mutuelle individuelle, elle, n’ouvre pas automatiquement droit à une dispense : tout dépend de votre situation au début de la mission.
Chaque demande doit être accompagnée du justificatif correspondant. Si les pièces manquent, l’affiliation obligatoire et la cotisation peuvent être maintenues. Mieux vaut donc constituer votre dossier dès l’embauche.
La mutuelle intérimaire se finance par une cotisation horaire fixée par la branche. Son montant change d’une année à l’autre et selon le régime dont vous dépendez. Connaître les chiffres de 2026 vous aide à lire votre fiche de paie en toute connaissance de cause.

Depuis le 1er janvier 2016, l’employeur doit proposer une complémentaire santé à ses salariés intérimaires et en financer au moins 50 % de la cotisation. Pour la branche, l’avenant n° 9 du 27 septembre 2024 fixe le montant appelé pour les périodes d’emploi du 1er janvier au 31 décembre 2026.
| Régime | Cotisation conventionnelle appelée en 2026 |
| Régime général | 0,1748 € par heure |
| Régime local d’Alsace-Moselle | 0,1111 € par heure |
Le taux du régime local d’Alsace-Moselle est plus bas que celui du régime général. Le droit à une mutuelle santé cofinancée fait partie de la protection sociale présentée dans le guide des droits du travailleur intérimaire.
Dans le régime obligatoire, l’agence de travail temporaire et vous financez la cotisation à parts égales. Votre part est prélevée sur le salaire brut et apparaît sur le bulletin. Son montant dépend des heures cotisables (les heures supplémentaires en sont exclues) et de votre date d’affiliation. Le taux horaire ne correspond donc pas, à lui seul, à ce que vous payez.
Vous ne voyez pas de ligne de cotisation sur un bulletin ? Cela ne prouve pas à lui seul que vos droits sont fermés. Demandez à l’agence de vérifier votre date d’affiliation et l’assiette retenue.
Une option de renforcement des garanties ou l’extension de la couverture à votre conjoint ou à vos enfants donnent lieu à des cotisations séparées, qui s’ajoutent à celle de la garantie obligatoire. Pour l’extension familiale, une aide peut participer au financement si vos ressources restent sous certains plafonds.
Si vous êtes dispensé et couvert par un contrat individuel responsable, notamment pour certaines missions courtes, l’employeur peut participer par le biais du versement santé, mais ce n’est pas automatique. Lorsque la contribution de référence ne peut pas être déterminée, l’Urssaf retient pour 2026 un montant de 22,27 € par mois, ou 7,44 € en Alsace-Moselle. Pour les contrats de mission, l’Urssaf applique un coefficient de 125 %, sous conditions.
Les remboursements fonctionnent à deux niveaux : l’Assurance maladie d’abord, la complémentaire ensuite. Comprendre ce fonctionnement vous permet d’anticiper vos dépenses et de vérifier chaque versement.
Vous relevez de la PUMa (protection universelle maladie) si vous remplissez les conditions générales d’affiliation à l’Assurance maladie. Ce droit n’est pas acquis automatiquement au début d’une mission. La PUMa rembourse, selon ses propres règles, les consultations, les hospitalisations, les médicaments, les examens biologiques et les soins dentaires remboursables.
La garantie de base de la mutuelle Intérimaires Santé vient compléter, dans les limites de son tableau, ces soins essentiels : soins courants, hospitalisation, médicaments, ainsi qu’une partie des dépenses d’optique et de dentaire.
Avec les paniers 100 % Santé, les soins et équipements concernés en dentaire, en optique et en audiologie sont remboursés intégralement. Pour un intérimaire, le remboursement de certaines dépenses dentaires peut être amélioré grâce à une option facultative.
L’Assurance maladie rembourse en premier, puis la complémentaire prend le relais dans la limite de la garantie applicable. Le montant final dépend du soin, de la base de remboursement et du prix facturé. Si le professionnel pratique un dépassement d’honoraires, une partie peut rester à votre charge, car le total remboursé ne dépasse jamais les frais engagés.
Avant des soins dentaires ou optiques coûteux, envoyez un devis détaillé pour obtenir une estimation de la prise en charge et connaître votre reste à charge. Chez les professionnels qui l’acceptent, le tiers payant vous évite d’avancer tout ou partie des frais couverts, sans que cela supprime forcément le reste à charge.
Selon l’Assurance maladie, une feuille de soins électronique transmise avec la carte Vitale est généralement remboursée en une semaine. Pour la part complémentaire, aucun délai unique ne s’applique : le traitement dépend des documents reçus. Quelques vérifications peuvent aider à limiter les retards.
Pour contrôler un paiement, comparez le décompte de l’Assurance maladie, le versement de la complémentaire et votre reste à charge. En cas de refus, demandez le motif par écrit, le calcul appliqué et la liste des pièces manquantes : ce sont les éléments qui permettent d’examiner la décision.
La fin d’une mission ne fait pas tomber immédiatement votre couverture santé. Grâce à la portabilité, votre garantie de base est maintenue sous conditions, en plusieurs étapes successives.

Depuis le 1er janvier 2024, l’avenant n° 8 du 17 novembre 2023 organise le maintien des droits en trois étapes. La première s’ouvre dès la rupture d’un contrat donnant droit à l’indemnisation chômage, quelle que soit la durée de vos derniers contrats.
Toutes étapes confondues, le maintien ne peut pas dépasser 12 mois au total, d’après ce même avenant.
La portabilité ne concerne que la couverture obligatoire : les options facultatives de renforcement s’arrêtent avec la mission. Selon l’accord, le maintien peut cesser notamment lorsque vous reprenez une activité, perdez le statut de demandeur d’emploi indemnisé ou liquidez votre pension de vieillesse.
Si vous signez une nouvelle mission alors que vous êtes encore couvert au titre de la portabilité de branche, vous réintégrez le régime dès l’embauche, sans avoir à reconstituer votre ancienneté.
À la fin de votre mission, vérifiez la date de fin de couverture, les conditions de portabilité et les justificatifs d’indemnisation chômage qui pourraient vous être demandés. La notice qui vous est remise détaille les garanties et la façon dont elles s’appliquent : gardez-la à portée de main.
Si vous percevez des indemnités journalières pour maladie, accident ou congé de maternité, certaines garanties peuvent être maintenues, y compris après la fin du contrat. Ce maintien suit des règles différentes de celles de la portabilité liée au chômage.
Les heures supplémentaires ne sont pas soumises à cotisation, mais cela ne veut pas dire qu’elles sont automatiquement exclues du calcul de l’ancienneté. Votre compteur peut toutefois différer du total affiché sur votre planning : appuyez-vous sur vos relevés de mission et vos bulletins de salaire pour vérifier les heures prises en compte.
Oui, dans certains cas. Selon l’accord de branche, certains frais engagés entre le moment où le seuil est atteint et le début de la couverture peuvent bénéficier d’une prise en charge spécifique, sous conditions. Si le seuil est franchi en cours de mois, la couverture débute le premier jour du mois civil suivant.
La participation forfaitaire et les franchises médicales sont des retenues légales appliquées par l’Assurance maladie. Elles n’ont rien à voir avec la cotisation de la complémentaire et peuvent rester à votre charge.
Non. La complémentaire rembourse uniquement des frais de santé : elle ne remplace ni un salaire, ni l’assurance chômage, ni des indemnités pendant un arrêt de travail. Sa cotisation n’a rien à voir non plus avec votre salaire net ou votre indemnité de fin de mission.
Selon l’Assurance maladie, commencez par vérifier quel organisme complémentaire est enregistré et si la télétransmission est bien activée, avant de contacter la mutuelle. Selon votre dossier, on pourra vous demander une facture détaillée et acquittée, une ordonnance, le décompte de l’Assurance maladie ou celui d’une autre complémentaire.