L’augmentation des salaires dans la restauration en 2026 se lit à travers deux repères : le smic, revalorisé deux fois, et la grille de la convention HCR. Les montants applicables varient selon la période et la classification, et ils pèsent aussi sur la rémunération des intérimaires que nous mettons à votre disposition.
Le SMIC a connu deux revalorisations en 2026 : une en janvier, une autre en juin. Chaque période a donc son propre taux horaire, et vos bulletins doivent suivre cette chronologie.

Au 1er janvier 2026, le SMIC est passé de 11,88 € à 12,02 € brut par heure. Cette hausse de 1,18 % découle du décret du 17 décembre 2025.
Pour 35 heures hebdomadaires, le salaire minimum mensuel s’élevait alors à 1 823,03 € brut. Ce montant valait du 1er janvier au 31 mai 2026.
Depuis le 1er juin 2026, le SMIC atteint 12,31 € brut par heure, selon l’arrêté du 22 mai 2026. D’après l’Urssaf, le montant mensuel s’établit à 1 867,02 € brut pour 35 heures.
Cette revalorisation représente 2,41 %, soit 0,29 € brut de plus par heure. Sur le montant mensuel officiel à 35 heures, le gain atteint 43,99 € brut. Le taux de janvier ne vaut donc plus que pour les rémunérations dues jusqu’au 31 mai.
Il n’existe pas de « SMIC hôtelier » distinct : chaque salarié des hôtels, cafés et restaurants reçoit le montant le plus favorable entre le SMIC légal et le minimum de sa classification. Un salarié déjà payé au-dessus de ce plancher n’a pas droit à une hausse du même pourcentage, et aucun taux unique d’augmentation HCR n’existe en 2026.
Selon la Banque de France, les accords signés fin 2025 et début 2026 prévoyaient en moyenne 1,1 % de hausse annuelle des minima de branche. Pour les salaires de base négociés en entreprise, la moyenne atteignait 1,6 %, sans hausse individuelle obligatoire. La revalorisation de janvier a toutefois relevé la rémunération des apprentis calculée en pourcentage du SMIC, contrats en cours compris.
Le minimum dû à un salarié de la restauration dépend de sa place dans la classification de la convention HCR. Encore faut-il savoir quelle grille des salaires fait foi : celle qui est étendue, ou celle qui vient d’être négociée.

Avant toute comparaison, vérifiez que l’établissement relève bien de la bonne convention, puis identifiez la position exacte du salarié. Quatre repères guident cette vérification :
L’intitulé du poste ne suffit donc pas : c’est le croisement du niveau et de l’échelon qui fixe le minimum applicable.
La grille des salaires dans l’hôtellerie en 2026 reste celle de l’avenant n°33 du 19 juin 2024, étendu le 5 novembre 2024 et applicable depuis le 1er décembre 2024. Elle ne distingue pas les entreprises selon leur taille. Elle fixe I-1 à 12,00 €, I-2 à 12,08 €, I-3 à 12,18 € et II-1 à 12,28 € brut par heure, quatre montants désormais inférieurs au SMIC.
Depuis le 1er juin 2026, le taux légal remplace donc ces quatre cases. Pour un salarié classé II-2 rémunéré sur 151,67 heures mensuelles, le minimum représente environ 1 903,46 € brut, avant les autres éléments de paie.
| Niveau | Échelon 1 | Échelon 2 | Échelon 3 |
| I | 12,31 € (SMIC) | 12,31 € (SMIC) | 12,31 € (SMIC) |
| II | 12,31 € (SMIC) | 12,55 € | 13,17 € |
| III | 13,32 € | 13,54 € | 14,00 € |
| IV | 14,40 € | 14,77 € | 15,40 € |
| V | 18,43 € | 21,78 € | 28,12 € |
L’avenant HCR n°36, signé le 4 juin 2026, propose la nouvelle grille des salaires de la restauration pour 2026. Aucun arrêté d’extension ne la rendait toutefois obligatoire pour toute la branche au 7 octobre 2026.
Les montants négociés, en brut horaire des échelons 1 à 3, sont les suivants : niveau I, 12,31 €, 12,37 € et 12,47 € ; niveau II, 12,58 €, 12,80 € et 13,43 €. Le niveau III passerait à 13,59 €, 13,81 € et 14,28 €. Le niveau IV atteindrait 14,69 €, 15,07 € et 15,71 €, et le niveau V 18,80 €, 22,22 € et 28,68 €.
Paru au Journal officiel le 9 septembre 2026, l’avis d’extension de l’avenant n°36 ouvrait seulement la procédure. Il laissait 15 jours aux observations du public et un mois à une éventuelle opposition des organisations patronales représentatives.
Pour vos intérimaires, la hausse du SMIC et la grille HCR fixent un plancher. Le salaire de vos permanents peut pourtant conduire à une référence plus élevée.
Selon le ministère du Travail, un intérimaire ne peut être payé moins qu’un salarié de qualification équivalente occupant le même poste dans votre entreprise, une fois sa période d’essai passée. La comparaison porte sur plusieurs éléments :
Prenons un permanent payé 14,00 € brut par heure : l’intérimaire qui le remplace ne peut être rémunéré au seul SMIC de 12,31 €, au motif qu’il s’agit du minimum légal.
Chaque prime liée au poste ou à l’entreprise doit aussi être examinée avant de fixer le taux de la mission.
L’article L.1251-43 du Code du travail impose d’inscrire au contrat de mise à disposition le montant de la rémunération et ses composantes, primes et accessoires compris. Ce contrat écrit est conclu au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant la mise à disposition (article L.1251-42), et l’intérimaire ne peut percevoir moins que le montant inscrit (article L.1251-18).
Work Intérim recrute et met à disposition des travailleurs temporaires qualifiés pour la cuisine, la salle, la réception et l’entretien. Notre recrutement de personnel intérimaire pour l’hôtellerie couvre ainsi l’ensemble de ces postes.
Ces missions s’adressent à des candidats avec ou sans expérience, sous différents types de contrats. Les indemnités liées à une mission d’intérim en restauration s’examinent séparément du salaire de base qui sert à vérifier le minimum.
Nous accompagnons aussi des établissements de part et d’autre de la frontière, de la prise de contact à la prise de poste, grâce à l’intérim hôtelier en France et en Belgique.
Lorsqu’un minimum change, la paie doit être contrôlée. Une méthode rigoureuse, appliquée période par période, aide à repérer un écart et à le corriger.

Selon le Code du travail numérique, la comparaison avec le minimum se fait pour chaque heure travaillée. Tous les éléments du montant du salaire ne comptent pas :
La durée légale reste de 35 heures, mais le dispositif HCR prévoit 39 heures. Les heures de la 36e à la 39e sont majorées de 10 %, de la 40e à la 42e de 20 %. La 43e l’est de 25 %, puis de 50 % à partir de la 44e. Un autre dispositif prévoit, selon ses conditions, 15 % pour les quatre premières heures supplémentaires et 25 % pour les quatre suivantes, puis 50 % au-delà.
Partez de la convention applicable et de l’emploi réellement occupé, puis vérifiez le niveau, l’échelon et le minimum de la période payée. Le bulletin doit afficher la classification, les heures au taux normal et supplémentaires avec leurs taux, les accessoires et la rémunération brute. La convention HCR y annexe un document mensuel récapitulant le cumul des heures supplémentaires et les repos compensateurs.
Étendez la vérification aux permanents, CDD, saisonniers, alternants et intérimaires. Selon l’Urssaf, un rappel dû pour une période antérieure se rattache à cette période et se corrige dans la DSN suivante, avec les cotisations sociales correspondantes.
Selon le ministère du Travail, un salaire inférieur au SMIC expose l’employeur à une contravention de cinquième classe, soit une amende de 1 500 € par salarié concerné. D’après Service-Public, des dommages-intérêts peuvent s’y ajouter si un préjudice est établi. L’action en paiement du salaire se prescrit par trois ans (article L.3245-1 du Code du travail).
Le salarié peut d’abord demander une régularisation à l’employeur, puis adresser une mise en demeure et saisir le conseil de prud’hommes. L’inspection du travail peut contrôler les conditions de travail et la rémunération, sans trancher le litige individuel de salaire.
Le SMIC de 12,02 € brut s’appliquait en I-1, au-dessus des 12,00 € de la grille de l’avenant n°33. Les autres minima conventionnels étaient de 12,08 € en I-2, 12,18 € en I-3 et 12,28 € en II-1. Ce taux de 12,02 € ne vaut que jusqu’au 31 mai 2026.
Lorsque les conditions sont réunies, le titulaire d’un CQP-IH serveur est classé au minimum II-1, celui d’un CQP-IH cuisinier en II-2. Les classements minimaux relevés sont I-3 pour l’agent de restauration, II-1 pour le commis de cuisine et II-2 pour le pizzaiolo. L’article 34 de la convention fait primer le métier réellement exercé sur l’appellation.
Oui. L’avenant HCR n°32 prévoit un échelon supplémentaire après un an d’ancienneté ininterrompue chez le même employeur. Une règle particulière s’applique aux saisonniers.
Non : ce calcul ignore la majoration des quatre heures supplémentaires hebdomadaires. En cas d’aménagement du temps de travail, l’avenant HCR prévoit en outre des seuils annuels et des majorations spécifiques.
L’avenant n°35, étendu le 21 juillet 2025, classe les apprentis au niveau I et calcule leur salaire en pourcentage du minimum conventionnel, ou du SMIC s’il est plus favorable. De la 1re à la 3e année : 35 %, 45 % et 59 % entre 16 et 17 ans ; 45 %, 55 % et 71 % entre 18 et 20 ans. À 21 ans et plus : 55 %, 70 % et 82 %, puis 100 % dès 26 ans.